Ne tuez pas, et ne mangez pas la chair des animaux
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« Je ne suis pas une personne sensible et timide. J’ai joué au hockey jusqu’à ce que j’en aie perdu la moitié de mes dents. Un grand esprit de compétition m’anime sur le court de tennis…Mais cette visite à l’abattoir m’a bouleversé. En sortant, je savais que je ne ferais jamais plus de mal aux animaux. Je connaissais tous les arguments physiologiques et écologiques en faveur du végétarisme, mais ce fut cette expérience de la cruauté des êtres humains envers les animaux, qui m’a convaincu de la nécessité d’être végétarien ».

Gandhi et le végétarisme.

Il va de soi que Gandhi, l’apôtre de la non-violence du vingtième siècle, était un végétarien. Ses parents, de pieux Hindous, ne le nourrirent jamais de viande, de poisson ou d’œufs. Sous le régime britannique, les coutumes et les principes antiques de la culture indienne furent grandement menacé. Sous de telles pressions, de nombreux indiens adoptèrent l’alimentation carnée de l’occident. Même Gandhi devint la victime des conseils de ses camarades de classe, qui le poussèrent à manger de la viande sous prétexte que cela augmenterait ses forces et son courage. Mais, retournant plus tard au végétarisme, il écrit :

« Il faut corriger la méprise selon laquelle le végétarisme nous a rendus faibles d’esprit, passifs ou inactifs. Je ne juge pas les aliments d’origine animale nécessaires à aucun stade ».

Auteur de cinq livres sur le végétarisme, Gandhi se nourrissait quotidiennement de germes de blé, de pâte d’amandes, de légumes verts, de citron et de miel. Il fonda « Tolstoy Farm », une communauté basée sur les principes du végétarisme. Dans son livre « Moral basis of Vagetarianism », il écrit :

« Je soutiens que l’alimentation carnée ne convient pas au genre humain. Nous avons tort d’imiter les animaux si nous leur sommes supérieurs ».

Il estimait que les principes éthiques supportent plus fermement un végétarisme à vie, que les raisons de santé :

« Je crois que l’évolution spirituelle exige, à un certain stade, que l’on cesse de tuer nos frères les animaux pour la satisfaction de nos désirs corporels ».

Nous sommes tous des créatures de Dieu.

Le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer se fit végétarien en 1962, à l’âge de cinquante-huit ans. Naturellement, dit-il, je regrette d’avoir attendu si longtemps, mais mieux vaut tard que jamais.

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