Enseignement et paroles sublimes de l’Avatar Kapila
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L'enfant âgé de dix mois nourrit ces désirs alors même qu'il se trouve encore dans le ventre de sa mère. Mais tandis qu'il loue ainsi le Seigneur, le souffle qui favorise l'accouchement le propulse la tête en bas, afin de le faire naître.

Soudain poussé par ce souffle, l'enfant sort à grand-peine, la tête en bas, incapable de respirer et privé de mémoire sous l'effet de l'intense douleur.

L'enfant tombe alors sur le sol, couvert d'excréments et de sang, et s'agite tel un ver issu de matières fécales. Il oublie sa connaissance supérieure et se met à pleurer, envoûté par maya (l’énergie illusoire du Seigneur).

Après sa sortie de la matrice, l'enfant est abandonné aux soins de personnes incapables de comprendre ce qu'il veut et qui s'occupent néanmoins de lui. Ne pouvant refuser ce qu'on lui donne, il se trouve dans une situation indésirable.

Etendu sur une couche malsaine, trempée de sueur et infestée de germes, le pauvre enfant se trouve dans l'incapacité de se gratter pour se soulager des démangeaisons qui l'accablent, que dire de s'asseoir, de se lever ou même de bouger.

Toutes sortes de moucherons, de moustiques, de punaises et d'autres insectes piquent le bébé impuissant dont la peau est si tendre, tout comme des petits vers en mordent un plus gros. Privé de sa sagesse, l'enfant pleure amèrement.

C'est ainsi que l'être traverse la période de l'enfance, soumis à diverses situations éprouvantes, puis il atteint ses premières années, où il continue de souffrir du fait qu'il ne peut jamais obtenir ce qu'il convoite. Ainsi, enveloppé par l'ignorance, il est malheureux et la colère le consume.

Au fur et à mesure que grandit son corps, l'être distinct, afin de faire taire son âme, développe son orgueil et sa colère, ce qui le conduit à nourrir de l'hostilité à l'égard d'êtres aussi concupiscents que lui.

Sous l'effet de cette ignorance, l'être distinct considère son corps de matière, constitué de cinq éléments (terre, eau, feu, air, éther), comme son être propre. Ainsi égaré, il considère comme siens des objets éphémères, et son ignorance le conduit jusque dans les régions les plus ténébreuses.

Pour l'amour de son corps, qui ne lui cause que des ennuis et qui le suit partout, car il est enchaîné à l'ignorance et à l'action intéressée, il se livre à divers actes qui l'entraînent vers la répétition de la naissance et de la mort.

Par conséquent, si l'être distinct emprunte à nouveau la voie de l'impiété, influencé par des individus sensuels absorbés dans les plaisirs de la chair et de la langue, il est assuré de retourner en enfer.

Il perd alors toute probité, pureté, compassion, gravité et intelligence spirituelle, toute réserve, tout sens de l'austérité, la renommée, la clémence, la maîtrise du mental, la maîtrise des sens, la faveur de la fortune et tout autre atout similaire.

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