Paroles de sagesse, la sagesse de Dieu
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Pour le spiritualiste qui aspire tant soit peu à s'élever au-delà des souffrances matérielles, il est moins grave de se suicider que de s'abandonner volontairement à la vie sexuelle, surtout pour celui qui a adopté l'ordre du renoncement. Un sannyasi qui s'adonne aux plaisirs de la chair, voilà bien la plus vile déchéance religieuse. Celui qui connaît un tel fourvoiement ne pourra être sauvé que s'il a la fortune de rencontrer un pur dévot de Dieu.

Dieu nous a accordé une infime indépendance, qui se traduit par le libre choix et le libre arbitre, soit : rester dans l’univers matériel où nous serons obligés de nous réincarner et souffrir continuellement, ou retourner dans son merveilleux royaume.

En vérité, le monde spirituel est particulièrement destiné à ceux qui se sont abandonnés à Dieu, qui le servent avec amour et dévotion, et qui, une fois là-bas, savent qu’ils ne reviendront plus jamais dans l’univers matériel. Il est toutefois impératif de savoir que tous ceux qui demeurent attachés à la vie de famille, et qui ne respectent pas rigoureusement les vœux de célibat et de continence, devront demeurer dans l’univers matériel, ils ne pourront pas y entrer. En vérité, les membres d’une famille et ceux qui ont délibérément brisé le vœu de continence n’auront pas accès au royaume de l’immortalité.

Le plus haut bienfait qui puisse être conféré à l’être humain, c’est celui qui consiste à l’instruire de manière à ce qu’il se détache de la vie sexuelle, car c’est cette dernière seule qui perpétue, vie après vie, l’existence conditionnée dans la matière, retenant l’âme prisonnière de son corps de matière. Il faut tenir pour dégradée la civilisation qui ne prône aucune restriction sexuelle, car elle crée ainsi un climat dans lequel il sera impossible à l’âme d’échapper à la geôle que représente le corps matériel dans lequel elle se trouve. Tant qu’est nourri l’attrait pour le plaisir des sens, l’âme incarnée est contrainte de se réincarner de manière répétée, dans un corps matériel, qui est en réalité un simple vêtement soumis aux lois de l’usure.

C’est pour cette raison que les grands sages renoncent à la vie familiale et sociale, et choisissent de vivre seuls, en ermites.

Qu’est-ce qui, même contre son gré, pousse l’homme au péché, comme s’il y était contraint ?

Au contact de la matière, l’âme s’adonne sans hésitation à toutes sortes d’activités pécheresses, souvent contre sa volonté. Elle est contrainte de commettre des fautes sans l’avoir désiré.

Le Seigneur l’explique en ces mots : C’est la concupiscence seule. Née au contact de la passion, puis changée en colère, elle constitue l’ennemi dévastateur du monde et source de péché.

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