La science spirituelle pure
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l'intermédiaire de l’énergie matérielle, son agent, lui crée un nouveau corps en fonction de ses désirs et de son karma. Le cœur joue un rôle mécanique dans le corps. Comme l'explique Dieu par cette parole :

« Le Seigneur se tient dans le cœur de tous les êtres, et dirige leurs errances à tous, qui se trouvent chacun comme sur une machine constituée d'énergie matérielle. »

Le conducteur du corps que Dieu nomme « machine », est l'âme individuelle, qui est également son maître et son propriétaire, mais le propriétaire suprême est Dieu, la Personne Souveraine. Le corps d'une personne est créé par l'intermédiaire de l’énergie matérielle de Dieu, à travers des parents spécifiques, célestes, humains ou animaux, et suivant les activités de cette personne au cours de cette vie, un autre véhicule sera créé pour elle, toujours sous la direction de l’énergie matérielle qui agit sous l’autorité de Krishna, Dieu. Le moment venu, notre prochain corps est aussitôt déterminé, et l'âme individuelle de même que l'Âme Suprême se transportent dans cette nouvelle « machine », ce nouveau corps. C'est ainsi que s'effectue la transmigration ou réincarnation. Au cours du transfert d'un corps à un autre, l'âme est emportée par les serviteurs de Yamaraja, le maître de la mort et juge des pécheurs nommé à ce poste par Dieu, qui la font d'abord passer par un certain type de vie infernale de manière à l'habituer à la condition où elle devra vivre dans son prochain corps.

Nos pensées, paroles et actions provoquent des effets et donc des conséquences, bonnes ou mauvaises.

Ce sont les actes commis dans le passé ou la vie antérieure d'un être, qui déterminent les conditions de sa prochaine naissance ou réincarnation. Les souffrances liées aux actes coupables ont une double origine: les actes eux-mêmes, mais aussi ceux commis lors de vies précédentes.

L'origine des actes coupables se trouve être le plus souvent l'ignorance. Mais le fait d'ignorer qu'un acte est coupable ne permet pas pour autant d'éviter, si on le commet, ses conséquences indésirables, qui donnent lieu à d'autres actes coupables. On distingue d'autre part deux sortes de fautes: celles qui sont pour ainsi dire parvenues à maturité », et celles qui ne le sont pas encore. Par « fautes parvenues à maturité », il faut entendre celles dont nous subissons actuellement les conséquences; les autres sont celles qui, nombreuses, sont accumulées en nous et n'ont pas encore produit leurs fruits de souffrances. L'homme qui commet un crime peut n'être pas immédiatement pris et condamné mais il le sera tôt ou tard. Pareillement, nous devrons, pour certaines de nos fautes, souffrir dans le futur, de même que pour d'autres, « parvenues à maturité », nous souffrons aujourd'hui.

Voilà donc que se succèdent fautes et souffrances, plongeant vie après vie l'âme conditionnée dans la douleur. Elle subit dans cette vie les conséquences des actes

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