L’origine des actes coupables se trouve être le plus souvent l’ignorance des données relatives à Dieu, à la vérité existentielle et au savoir spirituel absolu. Mais le fait d’ignorer qu’un acte soit coupable ne permet pas pour autant d’éviter, si on le commet, ses conséquences indésirables, qui donnent lieu à d’autres actes coupables.
On distingue d’autre part deux sortes de fautes : celles qui sont pour ainsi dire parvenues « à maturité », et celles qui ne le sont pas encore. Par « fautes parvenues à maturité », il faut entendre celles dont nous subissons actuellement les conséquences, les autres sont celles qui, nombreuses, sont accumulées en nous et n’ont pas encore produit leurs fruits de souffrances. L’homme qui commet un crime peut ne pas être pris immédiatement et condamné, mais il le sera tôt ou tard.
Pareillement nous devrons, pour certaines de nos fautes souffrir dans le futur, de même que pour d’autres encore, « parvenues à maturité », nous souffrons aujourd’hui.
Voici donc que se succèdent fautes et souffrances, plongeant vie après vie l’âme incarnée et conditionnée par l’énergie matérielle et l’énergie d’illusion, dans la douleur. Elle subit dans sa vie actuelle les conséquences des actes commis dans sa vie précédente, et se prépare, par ses actes présents, de nouvelles souffrances dans le futur.
Les fautes « mures » ou « abouties », peuvent avoir pour fruit une maladie chronique, des démêlés avec la justice, une basse naissance, une éducation insuffisante ou une médiocre apparence physique.
Nos actes passés nous accablent aujourd’hui, et nos actes actuels nous préparent des souffrances futures. Mais cette chaîne peut être brisée d’un seul coup pour celui qui adopte la conscience de Dieu, et qui le sert avec amour et dévotion. Cela signifie que le service de dévotion offert à Dieu est capable de réduire à néant toutes les souillures.
Dieu dit d’ailleurs à cet effet : Le service de dévotion offert à Ma Personne agit tel un brasier brûlant, capable à l’infini de réduire en cendres tout ce que l’on y jette.
Tout ce que nous faisons de bien, nous le récolterons en bienfaits, et tout ce que nous faisons de mal, nous le récolterons aussi, mais exactement de la même nature, dans notre vie suivante sous forme de souffrances similaires à celles que nous avons déployées ou fait subir à une ou plusieurs victimes.


